Stephen Shore, l’esthétique vernaculaire

Né en 1947, Stephen Shore se lance dans la photographie à 11 ans après avoir découvert le livre American Photographs de Walker Evans qui agit sur lui comme une révélation. Précoce, il vend ses premiers clichés au directeur du département photo du MoMA à 14 ans puis intègre la Factory de Andy Warhol à 18 ans qu’il immortalisera par un livre The Velvet Years: Warhol’s Factory 1965-67. De cet expérience, il développera son style, la photographie en couleur, qui était alors largement associée à la photographie publicitaire, comparée au noir et blanc considéré à l’époque comme plus artistique. En 1972, après une exposition personnelle au MoMA, il prend la route, parcourant l’Amérique à la recherche de paysage américain anonyme. A contre-courant des photos artistiques et désacralisant l’image de l’American dream, il photographie les bords de route, les panneaux publicitaires, les banlieues sans charmes, les personnes qu’il rencontre, les motels miteux où il dort, les restaurants sans âme où il mange… Ce road trip aboutira à la série « American Surfaces » qui le fait connaître au grand public au début des années 70.

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